Maria Veronica Leon V artist from Ecuador in Paris

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Maria Veronica Leon Veintemilla is a multidisciplinary artist born in 1971 in Guayaquil, Ecuador. She represented her original country at the 56th International Art Exhibition - la Biennale di Venezia. It is also thanks to the efforts of this artist that Ecuador introduced for the first time in History its own pavilion at La Biennale di Venezia, a milestone in the history of Ecuador. Maria Veronica Leon, a relevant artist for Ecuadorian Art History and one of today's most dynamic artists from Latin America, developed successfully Ecuador’s official contribution to the 56th International Art Exhibition with the exhibition “Gold Water: Apocalyptic Black Mirrors” supported by the Culture and Heritage Ministry of Ecuador, the Embassy of Ecuador in Rome and the Ministry of Foreign Affairs and Human Mobility in Ecuador. In 2016 after the invitation of MACRO, Museum of Contemporary Art in Rome, to exhibit her work, Maria Veronica became the first contemporary woman artist from Ecuador to have a solo show in a museum in Rome. As well in 2017 Maria Veronica is the first Ecuadorian artist in having a solo show in Doha, Qatar, in Katara. 

She lives and works in Dubai since 2014, where she also became the first Latin American artist to have a solo show in U.A.E. and to be represented by a gallery in Dubai, U.A.E. Cube Arts Gallery (2014). 

From 1998 to 2013 she lived and worked in Paris, where she became the first contemporary woman artist from Ecuador to exhibit in a Parisian museum: Petit Palais/Museum of Fine Arts of Paris (2008). She was also invited  for a solo exhibition at the Galliera Museum, Paris (2006) as well she was selected by the Cultural Affairs Department of Paris for “La Nuit Blanche”(2004).  

Maria Veronica has also taken part in a number of other international exhibitions, most importantly: Katara (2017), Doha, Qatar;  MACRO, Museum of Contemporary Art in Rome (2016); Cube Arts Gallery, Dubai DIFC (2014); Metropolitan Museum, Quito (2013); Art Brussels (2012); Chapiteau de Fontvielle, Monte Carlo (2012); Cipriani New York (2011); Espace Beaujon Paris (2011); Plaza Athenee Paris (2011); Spazio Thetis Venice (2010); Guanzhou Art Fair China (2008); the 52nd International Art Exhibition - La Biennale di Venezia, Pavilion of Latin-America-IILA (2007); MAAC: Contemporary Art Museum Guayaquil (2005); Crystal Palace Guayaquil (2004); Theatre de la Ville, Paris (2000), Municipal Museum Guayaquil (2000); Bill Tornade, Paris (2000); Sylvie Rielle Paris (2000); Galerie de Nesle, Paris (1999); La Galeria Quito (1998/1995); Madeleine Hollander Gallery, Guayaquil (1998/1995); La Havana Biennial (1997); Art Forum, Quito (1996); British Council Quito (1995), "Casa de la Cultura" Quito (1995); Quebec International Snow Sculpture Festival (1995); Beijing Latin American Art Festival (1994), between others. As a multidisciplinary artist Maria Veronica has been working with a variety of techniques: drawing, painting, printmaking, video art, video installation, video-poetry, digital books, performance and photography. From her early years the artist has shown her extraordinary talent also in portraiture and self-portraiture. She made the portraits of prominent figures: Bjork, Isabelle Adjani, Pina Bausch, Dominique Mercy, Julie Stanzak, Helena Pikon, Placido Domingo, Bill Clinton, and diverse Ecuadorian, Latin American and European personalities. In Ecuador Maria Veronica worked with “La Galeria” in Quito (95/98) and Madeleine Hollaender in Guayaquil (95/98). In 1996 Guayasamin invited her to work with him in “La Capilla del Hombre”, Quito (murals paintings). She attended the School of Fine Arts, Central University in Quito, Painting and Printing specialization, where she was also Dean Assistant of Printing Department. In 2o16 Maria Veronica was elected in Ecuador "Woman of the Year in Arts and Culture". Her avant-garde life and work make of her a leading figure in the international contemporary art scene.

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Paris, 2011

”MARIA VERONICA LEON , LE TRAIT QUI FILE”, par Ileana Cornea critique d’art


Son stylo à bille glisse rapidement noircissant la feuille vierge, des fils se chevauchant, s’étirant et finissant par prendre forme. L’organique rejoint le végétal dégorgeant de sève, le corps féminin est un secret paysage, une constellation palpitante, une cartographie changeante, une tapisserie racontant des histoires intimes. C’est de la famille de Valentine Hugo, d’Unica Zün, de Dora Maar, de Léonore Fini, de Toyen, et de toutes celles dont on a oublié le nom dont Maria Veronica Leon vient et complète la lignée. Elle appartient à la famille des femmes qui apportèrent à l’histoire de l’art la conscience de l’intériorité féminine. La femme se pense cosmique, se sent appartenir aux forces  telluriques et chtoniennes, elle est l’incarnation de la grande nature. Maria Veronica interprète instinctivement le corps de la femme comme un ressort vivant se désarticulant, se recomposant sans cesse. Ses dessins sont de la plus grande justesse. Ayant vécu et travaillé avec la troupe de Pina Bausch, elle a su incarner dans ses dessins l’énergie animant les mouvements et l’esprit de la chorégraphe allemande. Ses dessins développent la valeur onirique du corps représenté, la métaphore de l’être appartenant à la vibration universelle. L’artiste équatorienne sécrète le fil comme un insecte, comme Pénélope travaillant à son interminable ouvrage. Des boyaux, nerfs, artères, synapses, c’est la nature vivante du corps inquiet, du corps amoureux, du corps lascif du corps offert, du corps qui danse.  Elle tire le fil symbolique, le fil d’Ariane, pénétrant le labyrinthe intime, la condition féminine, le dessous et le dessus se confondant. Ses peintures héritent ce trait du stylo qui court à l’infini et qui lui est particulier. Dans sa galerie de portraits, on se laisse prendre dans les détails des costumes richement travaillés, le fil complexifie ses tours en s’unissant à la couleur : des pans de dentelleries abstraites, des fils cannelés, s’unissent, se séparent, lianes, textures compliquées et dorées, l’artiste vient d’un pays où l’or symbolise le soleil et l’argent est poudre de lune. Garde-t-elle le souvenir de cette écriture particulière qui consistait à faire des nœuds sur des cordelettes en laine ?. Du quipu, les dignitaires Incas s’en servaient pour la gestion économique et démographique des lieux qu’ils administraient et les chaski, les postiers du royaume, le portaient avec eux pour repérer géographiquement leurs parcours. Maria Veronica Leon défait tous les nœuds de l’histoire des Incas pour ajuster ses fils à d’autres imaginaire comme Klimt qui fit briller les mosaïques de Ravenne dans la Vienne renaissant à la modernité.   Dans ses toiles récentes, le visage de ses personnages disparaît derrière un masque sophistiqué. Des longs fils enchevêtrés, cordons ombilicaux défont et refont la filandreuse filature, et, comme Frida Kallo, la filandière scelle l’histoire de sa propre vie. Travail de mémoire telle une tapisserie abstraite aux couleurs vives couleurs de feu rappelant l’enfer dans les enluminures de la Hortus deliciarum d’Herrade de Landsberg. La vidéo, est son autre moyen d’expression. C’est un moyen d’expression pour des voyageurs comme moi dit l’artiste. Quelle différence il y a-t-il entre un support et un autre lorsque l’on veut dire quelque chose nous concernant ? Et la encore, c’est toujours la palpitation organique qu’elle met en scène. Dans Pinky, le son scande le déroulement des séquences. Cette vidéo est subtilement menée. Les images abstraites, gélatineuses et humides s’enchaînent comme une histoire ayant un commencement et une fin. Comme dans ses dessins, l’artiste brouille les pistes, l’intérieur et l’extérieur malaxent leurs masses. Contrairement à l’inquiétante étrangeté dans l’imaginaire Surréaliste, cette vidéo, c’est de la jouissance dont elle décrit l’étrangeté. La liquidité comme thématique, comme matériau est présente dans ses vidéos autant que le souvenir de l’or rappelant les origines d’un Equateur royal. De toutes les villes d’Europe où elle a séjourné, seule la ville de Venise rend hommage à la fois à l’eau et à l’or, à ces deux éléments chevauchant leur symbolique. Dans cette ville écrivait Honoré de Balzac, on est plus riche que ne le sont les dix maisons les plus riches d’Amsterdam, ou de Londres, plus riche que les Rothschild, enfin riches comme les Mille et Une Nuits.(Palace). Quant à sa vidéo intitulée White Tea-White, sa rêverie tourne autour de la mandorle, ou de l’amande mystique symbolisant le passage d’un monde à un autre, le passage de l’intérieur à l’extérieur, le passage du secret en gestation à l’évidence du jour.
Ileana Cornea Paris mars 2008 Critique d’art et curateur

 

 

 

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