Maria Veronica Leon V artist from Ecuador in Paris

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MARIA VERONICA Leon Veintemilla is a international artist born in Guayaquil, Ecuador. After graduating from the School of Fine Arts in Quito in 1996, -painting and printmaking-specialization-, being Dean assistant of printing in the School of Fine Arts in Quito, working with Guayasamin in « Los Murales de la Capilla del Hombre » and working with « The Galleria » in Quito, she moved to Paris where she lives and works since 98.

Her work has highly represented Ecuador in very important international exhibition halls:  »The Gallery », The Biennial of Havana-Cuba, The International Snow Sculpture Festival in Quebec, Canada; the 52nd Venice Biennale, the Museum of Contemporary Art in Ecuador, the Plaza Athenee, the Aragones Castle of Otranto, Thetis Espace in Venice, the 13th Art Fair Guangzhou in China, the  »Theatre de la Ville de Paris », the Petit Palais Museum in Paris, Art Brussels, Le Chapiteau de Fontvieille in Montecarlo, Metropolitan Museum in Quito, Cipriani New York, among others.

She is the first ecuadorian contemporary woman artist who has exhibited in a museum in Paris in the Art History of Ecuador, as the Petit Palais Museum of Fine Arts in Paris in 2008 as well invited for a solo show by « Galliera Museum » or The Fashion Museum in Paris in 2006 and for the Nuit Blanche in Paris in 2004.

In recent years Maria Veronica has produced also video art, video installation, video-poetry, digital books and digital photography, and her new work with numbers also reflects a mathematical reality: symmetric constructions. She is preparing herself for her next art show in Dubai.

Portraitist of prominent figures like Bill Clinton, Pina Bausch, Isabelle Adjani, Bjork, Placido Domingo, and important personalities of European and Latin American culture. Throughout her life as an independent artist, Maria Veronica Leon Veintemilla has become a high exponent of Latin American culture in the world. For 14 years living and working in Paris, she is a woman of national and international success, an example of struggle and work, perseverance and integrity within and outside Latin America. Her avant-garde life and work make her a major figure in the forefront of Ecuador in the world.

Maria Veronica new work comes from a deep refelexion that places the number as a protagonist of the globalized world, another type of communication, the famous engine of globalization, and a key figure in our contemporary age. The language of the figures dominates the Universe more than ever and alters it terribly. The financial world shakes and people with them, the numbers do tremble and shake, distress us. A universal language and the most powerful in these times that excessively affects the collective psyche. We are all obliged to respond to a mercantilist whirlwind containing milliards that we do not necessarily see and they are succumbing mankind.The contemporary art market involves an extremely agitated universe of unprecedented figures and millionary operations, though this universe is invisible. The numbers are hidden, the images cover and contain the figures. Although the numbers are actually the main protagonists in contemporary art fairs and art events, they remain discreet, enigmatic …..Maria Veronica brings out the numbers in a 3 dimensional way, outside their context, making a psychological turnabout  which give us another perspective of our mathematical reality and the commun numbers language.


Paris, 2011

”MARIA VERONICA LEON , LE TRAIT QUI FILE”, par Ileana Cornea critique d’art


Son stylo à bille glisse rapidement noircissant la feuille vierge, des fils se chevauchant, s’étirant et finissant par prendre forme. L’organique rejoint le végétal dégorgeant de sève, le corps féminin est un secret paysage, une constellation palpitante, une cartographie changeante, une tapisserie racontant des histoires intimes.

C’est de la famille de Valentine Hugo, d’Unica Zün, de Dora Maar, de Léonore Fini, de Toyen, et de toutes celles dont on a oublié le nom dont Maria Veronica Leon vient et complète la lignée. Elle appartient à la famille des femmes qui apportèrent à l’histoire de l’art la conscience de l’intériorité féminine.

La femme se pense cosmique, se sent appartenir aux forces  telluriques et chtoniennes, elle est l’incarnation de la grande nature. Maria Veronica interprète instinctivement le corps de la femme comme un ressort vivant se désarticulant, se recomposant sans cesse.

Ses dessins sont de la plus grande justesse. Ayant vécu et travaillé avec la troupe de Pina Bausch, elle a su incarner dans ses dessins l’énergie animant les mouvements et l’esprit de la chorégraphe allemande. Ses dessins développent la valeur onirique du corps représenté, la métaphore de l’être appartenant à la vibration universelle.

L’artiste équatorienne sécrète le fil comme un insecte, comme Pénélope travaillant à son interminable ouvrage. Des boyaux, nerfs, artères, synapses, c’est la nature vivante du corps inquiet, du corps amoureux, du corps lascif du corps offert, du corps qui danse.  Elle tire le fil symbolique, le fil d’Ariane, pénétrant le labyrinthe intime, la condition féminine, le dessous et le dessus se confondant.

Ses peintures héritent ce trait du stylo qui court à l’infini et qui lui est particulier. Dans sa galerie de portraits, on se laisse prendre dans les détails des costumes richement travaillés, le fil complexifie ses tours en s’unissant à la couleur : des pans de dentelleries abstraites, des fils cannelés, s’unissent, se séparent, lianes, textures compliquées et dorées, l’artiste vient d’un pays où l’or symbolise le soleil et l’argent est poudre de lune.

Garde-t-elle le souvenir de cette écriture particulière qui consistait à faire des nœuds sur des cordelettes en laine ?. Du quipu, les dignitaires Incas s’en servaient pour la gestion économique et démographique des lieux qu’ils administraient et les chaski, les postiers du royaume, le portaient avec eux pour repérer géographiquement leurs parcours.

Maria Veronica Leon défait tous les nœuds de l’histoire des Incas pour ajuster ses fils à d’autres imaginaire comme Klimt qui fit briller les mosaïques de Ravenne dans la Vienne renaissant à la modernité.  
Dans ses toiles récentes, le visage de ses personnages disparaît derrière un masque sophistiqué. Des longs fils enchevêtrés, cordons ombilicaux défont et refont la filandreuse filature, et, comme Frida Kallo, la filandière scelle l’histoire de sa propre vie. Travail de mémoire telle une tapisserie abstraite aux couleurs vives couleurs de feu rappelant l’enfer dans les enluminures de la Hortus deliciarum d’Herrade de Landsberg.

La vidéo, est son autre moyen d’expression. C’est un moyen d’expression pour des voyageurs comme moi dit l’artiste. Quelle différence il y a-t-il entre un support et un autre lorsque l’on veut dire quelque chose nous concernant ? Et la encore, c’est toujours la palpitation organique qu’elle met en scène.
Dans Pinky, le son scande le déroulement des séquences. Cette vidéo est subtilement menée. Les images abstraites, gélatineuses et humides s’enchaînent comme une histoire ayant un commencement et une fin. Comme dans ses dessins, l’artiste brouille les pistes, l’intérieur et l’extérieur malaxent leurs masses. Contrairement à l’inquiétante étrangeté dans l’imaginaire Surréaliste, cette vidéo, c’est de la jouissance dont elle décrit l’étrangeté.

La liquidité comme thématique, comme matériau est présente dans ses vidéos autant que le souvenir de l’or rappelant les origines d’un Equateur royal.
De toutes les villes d’Europe où elle a séjourné, seule la ville de Venise rend hommage à la fois à l’eau et à l’or, à ces deux éléments chevauchant leur symbolique.

Dans cette ville écrivait Honoré de Balzac, on est plus riche que ne le sont les dix maisons les plus riches d’Amsterdam, ou de Londres, plus riche que les Rothschild, enfin riches comme les Mille et Une Nuits.(Palace). Quant à sa vidéo intitulée White Tea-White, sa rêverie tourne autour de la mandorle, ou de l’amande mystique symbolisant le passage d’un monde à un autre, le passage de l’intérieur à l’extérieur, le passage du secret en gestation à l’évidence du jour.


Ileana Cornea Paris mars 2008

Critique d’art et curateur





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