Maria Veronica Leon V artist from Ecuador in Paris

ART VIDEO


MARIA VERONICA 

MARIA VERONICA

MARIA VERONICA



 

Paris, 2011

Maria Veronica Leon, le trait qui file par Ileana Cornea critique d’art
Son stylo à bille glisse rapidement noircissant la feuille vierge, desfils se chevauchant, s’étirant et finissant par prendre forme. L’organique rejoint le végétal dégorgeant de sève, le corps féminin est un secret paysage, une constellation palpitante, une cartographie changeante, une tapisserie racontant des histoires intimes.
C’est de la famille de Valentine Hugo, d’Unica Zün, de Dora Maar, de Léonore Fini, de Toyen, et de toutes celles dont on a oublié le nom dont Maria Veronica Leon vient et complète la lignée. Elle appartient à la famille des femmes qui apportèrent à l’histoire de l’art la conscience de l’intériorité féminine. 
La femme se pense cosmique, se sent appartenir aux forces  telluriques et chtoniennes, elle est l’incarnation de la grande nature. 
Maria Veronica interprète instinctivement le corps de la femme comme un ressort vivant se désarticulant, se recomposant sans cesse.
Ses dessins sont de la plus grande justesse. Ayant vécu et travaillé avec la troupe de Pina Bausch, elle a su incarner dans ses dessins l’énergie animant les mouvements et l’esprit de la chorégraphe allemande. Ses dessins développent la valeur onirique du corps représenté,la métaphore de l’être appartenant à la vibration universelle.
L’artiste équatorienne sécrète le fil comme un insecte, comme Pénélope travaillant à son interminable ouvrage. Des boyaux,nerfs, artères,synapses,c’est la nature vivante du corps inquiet, du corps amoureux, du corps lascif du corps offert, du corps qui danse. 
Elle tire le fil symbolique,le fil d’Ariane, pénétrant le labyrinthe intime,la condition féminine, le dessous et le dessus se confondant
Ses peintures héritent ce trait du stylo qui court à l’infini et qui lui est particulier. Dans sa galerie de portraits, on se laisse prendre dans les détails des costumes richement travaillés, le fil complexifie ses tours en s’unissant à la couleur :
Des pans de dentelleries abstraites, des fils cannelés, s’unissent, se séparent, lianes, textures compliquées et dorées, l’artiste vient d’un pays où l’or symbolise le soleil et l’argent est poudre de lune. 
Garde-t-elle le souvenir de cette écriture particulière qui consistait à faire des nœuds sur des cordelettes en laine ? 
Du quipu, les dignitaires Incas s’en servaient pour la gestion économique et démographique des lieux qu’ils administraient et les chaskiles postiers du royaume, le portaient avec eux pour repérer géographiquement leurs parcours. 
Maria Veronica Leon défait tous les nœuds de l’histoire des Incas pour ajuster ses fils à d’autres imaginaire comme Klimt qui fit brille les mosaïques de Ravenne dans la Vienne renaissant à la modernité.
Dans ses toiles récentes, le visage de ses personnages disparaît derrière un masque sophistiqué. Des longs fils enchevêtrés, cordons ombilicaux défont et refont la filandreuse filature, et, comme Frida Kallo, la filandière scelle l’histoire de sa propre vie. Travail de mémoire telle une tapisserie abstraite aux couleurs vives couleurs de feu rappelant l’enfer dans les enluminures de la Hortus deliciarum d’Herrade de Landsberg. 
La vidéo, est son autre moyen d’expression. C’est un moyen d’expression pour des voyageurs comme moi dit l’artiste. 
Quelle différence il y a-t-il entre un support et un autre lorsque l’on veut dire quelque chose nous concernant ? 
Et la encore, c’est toujours la palpitation organique qu’elle met en scène. 
Dans Pinky, le son scande le déroulement des séquences. 
Cette vidéo est subtilement menée. Les images abstraites, gélatineuses et humides s’enchaînent comme une histoire ayant un commencement et une fin. Comme dans ses dessins, l’artiste brouille les pistes, l’intérieur et l’extérieur malaxent leurs masses. Contrairement à l’inquiétante étrangeté dans l’imaginaire Surréaliste, cette vidéo, c’est de la jouissance dont elle décrit l’étrangeté. 
La liquidité comme thématique, comme matériau est présente dans ses vidéos autant que le souvenir de l’or rappelant les origines d’un Equateur royal.
De toutes les villes d’Europe où elle a séjourné, seule la ville de Venise rend hommage à la fois à l’eau et à l’or, à ces deux éléments chevauchant leur symbolique.
Dans cette ville écrivait Honoré de Balzac, on est plus riche que ne le sont les dix maisons les plus riches d’Amsterdam, ou de Londres, plus riche que les Rothschild, enfin riches comme les Mille et Une Nuits.(Palace) 
Quant à sa vidéo intitulée White Tea-White, sa rêverie tourne autour de la mandorle, ou de l’amande mystique symbolisant le passage d’un monde à un autre, le passage de l’intérieur à l’extérieur, le passage du secret en gestation à l’évidence du jour.  

Ileana Cornea Paris mars 2008
Critique d’art et curateur

 

 

NOTE: In this page we show extracts of Maria Veronica Video collection. To see complete videos and collection, please contact Maria Veronica to:
lanoveaunee@hotmail.com

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"LES MIROIRS DE VENISE"©

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PINKY ©

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WHITE TEA WHI SHORT VERSION©

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 MARIA VERONICA
APOCALYPTIC BLACK MIRRORS

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"CONSCIENCE PALACE"©
CAFE DE FLORE ©

			
			
PINKY AND BLUE BOY ©

			
			
WHITE TEA WHI Long Version ©
FIVE ELEMENTS ©

			
			
WAITER ©

			
			

			
			

			
			
"ECUAOSTRICH''

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3 Comments

3 Responses to “ART VIDEO”

  1. ANNE De CHAMPIGNEUL Says:

    only a word ! GREAT !!

  2. ANNE De CHAMPIGNEUL Says:

    GREAT !
    BECAUSE I LOVE COLD COLOURS !!

  3. admin Says:

    THANK YOU DEAR ANNE!!!!

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